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[CRITIQUE] « Un été à Changsha »: un beau polar tourmenté

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Dans la province du Hunan, le détective A Bin, endeuillé après le suicide de sa compagne, enquête sur une disparition. Il fait la rencontre de la sœur du disparu, Li Xue, une docteure qui a elle-même perdu sa fille dans des circonstances troubles… Passant du simple polar au psychodrame, ce film tourmenté étonne par sa manière de rendre faillibles des figures d’autorité, comme si les institutions garantes d’un certain ordre étaient gagnées par la désespérance. Isolés dans leur tristesse (A Bin est souvent filmé à l’écart, se détachant de son groupe de flics ; Li Xue a le visage constamment fermé), les deux solitaires vont développer un sentiment d’identification mutuel, et l’on pressent alors la possibilité d’un lien dans un monde dépeint comme absurde et sinistre. Mais Zu Feng, dont c’est le premier long métrage et qui joue le rôle d’A Bin, anéantit vite cette lueur d’optimisme : les différentes options (antidépresseurs, religion…) pour lesquelles optent ses personnages en quête de salut ne sont ici qu’illusions.

Un été à Changsha de Zu Feng Damned, 1h55, sortie le 4 décembre
Image: Copyright Damned Distribution

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