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[CRITIQUE] « Toutes les vies de Kojin », un docu poignant sur les tabous de la société kurde

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Accompagné d’un ami homosexuel, le Kurde Diako Yazdani, réfugié en France, est retourné dans sa région natale et en a ressorti ce documentaire poignant sur l’un des grands tabous de la société kurde. C’est au cours d’un pique-nique que Diako présente Kojin à sa famille. Au Kurdistan irakien, aucun mot n’existe pour qualifier l’orientation sexuelle et, lorsque le jeune homme révèle la sienne, l’incompréhension précède le rejet. En se confrontant à l’homophobie de certains Kurdes – notamment lorsqu’ils interrogent, malicieusement, un guérisseur censé soigner l’homosexualité –, Kojin et le cinéaste rendent compte des contradictions d’une société dogmatique dans laquelle l’honneur familial prévaut sur la liberté individuelle. Diako, en questionnant ses proches, crée des passerelles entre ses cultures d’origine et d’adoption ; c’est là l’enjeu de Toutes les vies de Kojin qui, par le regard bienveillant du cinéaste sur ceux qu’il filme, parvient à instaurer un dialogue inespéré entre deux partis a priori irréconciliables. Plus que de récolter le précieux témoignage de Kojin, Diako Yazdani pose avec ce film les jalons d’un chemin vers la tolérance. David Ezan 

Toutes les vies de Kojin de Diako Yazdani, Rouge (1 h 27), sortie le 12 février
Image: Copyright Rouge Distribution

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