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Critique: « Les Hirondelles de Kaboul »

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En 1998, les talibans occupent toujours Kaboul où ils ont instauré la charia. Adapté du roman éponyme de l’auteur algérien Yasmina Khadra, ce film d’animation, présenté à Un certain regard au mois de mai, déploie en deux temps une fuite en avant vers la liberté. D’un côté Atiq, un ancien moudjahidin, occupe le poste de gardien d’une prison pour femmes et voit sa compagne, atteinte d’un cancer, s’éteindre à petit feu. De l’autre Zunaira et Mohsen forment un couple d’intellectuels et rêvent, cloîtrés chez eux, de vivre plus librement. Déployant des tons pastel qui contrastent avec l’austérité d’une cité en ruines, Les Hirondelles de Kaboul aborde sans détour la question d’une lutte contre l’obscurantisme passant par la représentation et l’exhibition des corps. Sur les murs de sa maison, Zunaira dessine ainsi une vie rêvée allant à l’encontre d’une oppression qui cherche à cacher aux regards ce que, prétendument, ses fidèles ne sauraient voir (les corps, l’amour, la nudité). Pour autant, ce n’est qu’en retournant les armes de la tyrannie contre elle-même que la liberté peut, au bout du tunnel, être touchée du doigt.

Les Hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, Memento Films (1h21), sortie le 4 septembre
Image: Copyright Memento Films Distribution

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