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[CRITIQUE] « Joker » de Todd Phillips : Joaquin Phoenix en prophète anar d’un Gotham enfiévré

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Consacré à la Mostra de Venise à la surprise générale, Joker scelle avec panache la longue histoire d’amour entre le cinéma et la némésis de Batman.

Jack Nicholson, Heath Ledger, Jared Leto : la liste des stars ayant campé le clown au sourire de sang ne manquait déjà pas de prestige. Mais il faudra désormais compter avec Joaquin Phoenix, qui permet à la franchise de révéler ce que tout le monde savait déjà : sous le maquillage mal barbouillé du monstre se dissimule en fait… un autre monstre. Le film de Todd Phillips s’emploie ainsi à revenir sur la transformation sans retour d’un psychotique des quartiers pauvres (le fils à maman Arthur Fleck) en prophète anarchisant du lugubre Gotham (Joker).

Mais, davantage qu’un basculement moral, cette mutation est ici le fait d’une opération médiatique, observant le personnage glisser en quelques maladresses criminelles de l’anonymat vers la célébrité. Peu importe les motivations, du moment qu’on ait la gloire : c’est certainement le visage le plus sincère, et le plus séduisant, de ce Joker pastichant efficacement mais sans vergogne l’imaginaire des premiers Scorsese (Taxi Driver, La Valse des pantins). 

: de Todd Phillips,

Warner Bros. (2 h 02)

sortie le 9 octobre

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