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[CRITIQUE] « Celles qui chantent » : l’opéra célébré dans un film collectif solaire

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Julie Deliquet, Sergei Loznitsa, Karim Moussaoui et Jafar Panahi ont tous signé ce beau film qui célèbre l’opéra comme pure catharsis. 

En réponse à une commande de l’Opéra de Paris invitant les artistes à créer en lien avec l’opéra, quatre cinéastes ont proposé leur vision singulière de cet art lyrique. Il en résulte ce film solaire, divisé en quatre parties distinctes qui toutes mettent en lumière le chant des femmes dans le monde.

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Qu’il soit en France (Maria Callas au Palais Garnier dans un collage d’archives baroques chez Sergei Loznitsa, une cantatrice chantant la maladie en miroir d’une malade bien réelle chez la metteuse en scène Julie Deliquet) ou qu’il s’invente ailleurs (de mystérieuses divas algériennes chez Karim Moussaoui, une chanteuse iranienne réduite au silence chez Jafar Panahi), l’opéra est célébré comme pure catharsis.

Hors de nos murs, il prend même une autre dimension : les deux remarquables films de Karim Moussaoui et de Jafar Panahi redonnent au chant son caractère primitif et sacré. Celles qui chantent y deviennent alors des prêtresses en Algérie et une insoumise en Iran, le seul fait d’entendre la belle voix meurtrie de cette dernière, en guise de conclusion au film, tenant du vrai miracle.

: Les Films Pelléas (1 h 15)

Image  © OnP LFP

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