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NOUVELLE STAR · Lilith Gramshung : « Mes personnages cassent souvent les codes sociaux. »

  • Laura Pertuy
  • 2024-03-27

Avec une précision délicieuse de la langue, elle s'enthousiasme des mondes qu’elle explore, au cinéma comme dans la vie. L’actrice électrise « Langue étrangère » de Claire Burger, présenté en Compétition à la Berlinale, et « Foudre » de Carmen Jaquier, en salles le 8 mai.

Dans un café de Belleville dont elle aime les lignes épurées, Lilith Grasmug évoque sa passion brûlante pour l’architecture, héritée de son père. Elle rédige d’ailleurs « un mémoire sur l’espace domestique et l’architecture du couple dans le cinéma américain contemporain » à l’université Panthéon-Sorbonne, tout en poursuivant une trajectoire exigeante à l’écran.

En 2018, la Parisienne magnétisait Sophia Antipolis de Virgil Vernier, puis en 2021 elle faisait gronder la révolte dans Oranges sanguines de Jean-Christophe Meurisse. Cette admiratrice de Marguerite Duras offre aujourd’hui sa pleine fougue à une jeune femme ivre de désir dans la Suisse du xixe siècle dans Foudre de Carmen Jaquier.

« Mes personnages cassent souvent les codes sociaux quant à ce qui est attendu d’une jeune femme victime d’abus. Si je me trouve plutôt calme, une intranquillité me traverse, un côté nerveux assez souterrain. » Une ambivalence qu’a convoquée Claire Burger pour Langue étrangère (en salles en septembre prochain), film dans lequel l’actrice de 23 ans campe la timide Fanny, lycéenne mal dans sa peau propulsée chez sa correspondante allemande. « Le film porte une vision assez lucide de la géopolitique actuelle, car c’est une utopie de penser que le lien entre deux pays est éternel. C’est aussi vrai à l’échelle intime ; on a dû lutter en permanence pour maintenir le dialogue sur le tournage. »

Lycéenne timorée dans La Morsure de Romain de Saint-Blanquat, film atmosphérique de vampires (en salles le 15 mai), Lilith Grasmug s’apprête à rejoindre Léa Seydoux pour le nouveau long métrage « kafkaïen » d’Arthur Harari. « J’ai un attrait pour la pensée complexe, qui déplace les points de vue. » Des univers qui ne la détournent pas de l’écriture de plusieurs scénarios et du tournage d’un « drôle de film, très artisanal ».

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