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SERIE: Good Omens

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Après American Gods, voilà une nouvelle adaptation d’une œuvre de Neil Gaiman. Et, cette fois, le dandy ombrageux des lettres anglaises ne s’est pas contenté d’un rôle de consultant scénariste à temps partiel pendant le développement de Good Omens. Il a écrit seul les six épisodes de cette comédie fantastique sur l’Antéchrist, histoire que personne ne s’avise de trahir l’impertinence gentiment blasphématoire de l’ouvrage source, De bons présages, qu’il cosigna en 1990 avec le regretté Terry Pratchett. La caméra de Douglas Mackinnon peut bien s’agiter frénétiquement pour donner le tour le plus cinématographique possible à cette guerre entre forces du bien et du mal, à grand renfort d’effets spéciaux et de stars en mode «show off» (Michael Sheen et Jon Hamm, en anges proprets, et surtout David Tennant, survolté en démon rock’n’roll sosie d’un certain… Neil Gaiman), jamais le caractère ultralittéraire de cette entreprise ne se dément.

La série, spirituelle en diable et très bavarde, reprend tels quels des passages entiers du livre, dans la bouche de son narrateur de luxe, Dieu en personne, doublé par Frances McDormand. Péché d’orgueil de la part de l’auteur que de s’autociter ainsi ? Manière plutôt de rendre hommage au génie inatteignable de Terry Pratchett, saint patron de la fantasy humoristique britannique (la saga du Disque-Monde, c’est lui), par ailleurs un des amis les plus chers de Neil Gaiman et son mentor en littérature, disparu en 2015 des suites de la maladie d’Alzheimer. Rien que pour donner à entendre son style reconnaissable entre mille, que grâce soit rendue à ce Good Omens. Amen.

Good Omens, saison 1 sur Amazon Prime Video
Image: Copyright Amazon

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