Tapez pour chercher

culturehome Faire OFF OFF Ceci n'est pas du cinéma

CONCERT: Georgia Anne Muldrow à la Bellevilloise

Partager

Georgia Anne Muldrow à la Bellevilloise le 11 avril

Pour découvrir les pépites des musiques actuelles, il est souvent plus utile d’écouter ce que disent les artistes que de suivre le vote du public ou même les louanges de la critique. Georgia Anne Muldrow n’a pas l’aura de Beyoncé ou le sex-appeal de Rihanna. C’est pourtant l’une des plus grandes voix soul de sa génération, comptant parmi ses fidèles Erykah Badu, Blood Orange ou Mos Def (qui la compare volontiers à Nina Simone et Ella Fitzgerald). Le «problème» de cette Angeline de 36 ans, c’est d’avoir toujours fait passer la musique avant ses intérêts personnels. Non contente de mettre son âme résistante et généreuse dans ses interprétations, elle est la productrice de la plupart de ses chansons, une experte en beats et en sampling qui n’a rien à envier à son copain Madlib. Elle souffre par ailleurs d’une prolixité presque maladive qui ne lui laisse que peu de temps pour s’occuper de son image – dix-sept disques depuis 2006, qui dit mieux? Il est sans doute trop tard pour qu’elle se change en aimant à Grammy Awards, mais pas pour inscrire son nom au firmament de la great black music. Accompagnée de son groupe The Righteous, elle viendra faire entendre son «negro-spiritual esthétiquement réactualisé» sur la scène de la Bellevilloise. Si à l’avenir elle devient une légende comme Nina Simone ou Ella Fitzgerald, vous pourrez dire que vous y étiez, quand elle jouait ses chansons étincelantes en toute intimité dans une ancienne coopérative de l’est parisien.

Les femmes s’en mêlent du 3 au 6 avril au Trabendo NILÜFER

Mêlée toujours aussi excitante pour cette vingt-deuxième édition du festival qui célèbre la scène féminine indé, avec la magnétique Anna Calvi, la coolcore Camilla Sparksss, le folk équilibriste de Tiny Ruins et toute une bande de juniors époustouflantes parmi lesquelles Silly Boy Blue et sa dreampop serre-cœur, Dope Saint Jude et son hip-hop queer , Regina Demina et sa techno gore et girly, Otha et sa pop dancefloor pastel, et l’ardente Pongo, nouvelle reine du kuduro.


Nilüfer Yanya du 3 au 6 avril au Trabendo

Depuis le single Small Crimes (2016), la jeune prodige londonienne affole les radars. La faute à son indie-pop lo-fi et cosmopolite, bricolage habilement infusé de soul et de groove insulaire, de mélodies vaporeuses et de guitares exaltées. Un art brut et vrai qu’elle livre sur un premier album aussi brillant que désarmant, Miss Universe, vignette sci-fi à l’humour noir et à l’esprit plus rock («In Your Head»). Promesse d’un live très séduisant.

Tags:

Vous pourriez être intéressé par