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Il y a 1 semaine :

Il y a peu de réalisateurs aussi secrets que Terrence Malick. C’est pour casser ce mystère que le journaliste Eric Benson, qui travaille au journal Texas Monthly, est parti à la recherche des quelques indices qui pourraient nous faire connaître un peu plus celui dont certains fantasmaient, durant 20 ans d’absence médiatique (1978-1998), qu’il était devenu prof à la Sorbonne ou même… qu’il vivait dans un garage ! Grâce à son investigation, Eric Benson démonte toutes nos théories farfelues et nous surprend : on découvre que Terrence Malick récite à longueur de temps des dialogues de la comédie loufoque de Ben Stiller, Zoolander (2001) (et que Ben Stiller, touché, aurait envoyé, en costume bien entendu, un message d’anniversaire au réal), mais aussi qu’il trouve un certain charme à « Talk Dirty », le titre chaud de Jason Derulo (on ne s’attendait vraiment pas à avoir son avis critique sur cette chanson, voir vidéo ci-dessous).

Plus généralement, le journaliste remarque la place considérable dans son cinéma de la ville d’Austin, au Texas, où il a grandi. Il y a tourné Les Moissons du ciel (1978), The Tree of Life et puis, plus récemment, Song to Song, où on l’a repéré en train de tourner plusieurs scènes du film. Car, à l’ère des réseaux sociaux, il suffit d’une simple recherche YouTube pour qu’on tombe sur celui qui était surnommé dans ses jeunes années, « The Dancing Bear » (« l’ours dansant ») aligner soigneusement ses pas sur fond de country au « Broken Spoke » (un bar d’Austin) :

Et si le metteur en scène américain traite autant de la spiritualité dans ses films, développe Eric Benson, c’est que son passage dès 1955 dans un internat religieux, la St Stephen’s Episcopal School, l’a profondément marqué. Malick aurait d’ailleurs tourné une fin alternative dans The Tree of Life (2011) où Jack, le personnage principal, se rend à St Stephen’s School pour se ressourcer.

Interrogé dans l’article, le réalisateur Richard Linklater, son ami de longue date, explique qu’il n’est pas du tout fidèle à sa réputation d’introverti et résume en ces termes l’étrange mystification qu’on fabrique autour du cinéaste : « Il y a toujours une espèce de mystère qui l’entoure. Il est à la fois partout et nulle part. » Il y a quelques jours, à l’occasion du festival texan SXSW, il était pourtant bien là, en chair et en os, et ils ont discuté en toute tranquillité du prochain film du réalisateur, accompagnés de Michael Fassbender :

Enfin ! On peut dire qu’on a percé un peu de son mystère ! Merci Eric Benson !