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Il y a 6 mois :

Vues de haut, les scènes de films de Brian de Palma donnent le vertige, certes, mais aussi un sentiment de surpuissance. C’est ce qu’ont remarqué Bernard Benoliel et Xavier Jamet,  respectivement directeur de l’action culturelle et éducative et responsable des activités web et multimédia à la Cinémathèque. Dans ce supercut conçu et monté par leurs soins, on prend pleinement conscience du penchant du réalisateur pour la caméra aérienne, les plongées et contre-plongées, les panoramiques à 360° et autres subterfuges destinés à nous faire croire que nous sommes des dieux omniscients, qu’il s’agisse de Phantom of the Paradise (1974), L’Impasse (1993) ou Mission to Mars (2000)) : « Le point de vue zénithal semble faire de chaque spectateur un dieu […]. Mais ce phantasme de toute puissance lui fait oublier son infirmité constitutive : le spectateur, comme un personnage de De Palma, n’a pas d’yeux dans le dos […]. C’est là, dans son dos, que De Palma se tient, et avec lui le vrai tout de sa mise en scène.» On se sent bien dupés !

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