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Il y a 1 semaine :

« Un film historique de Rohmer n’est jamais une reconstitution au sens classique du terme : c’est un voyage, une expérience, un trip. » Dans une nouvelle vidéo, Blow Up analyse très finement le rapport d’Éric Rohmer à l’Histoire, grande passion du cinéaste qu’il approche toujours, dans un premier temps, par la littérature. Dans Perceval le Gallois (1979) – avec un jeune Luchini en pleine quête du Graal – comme dans Les Amours d’Astrée et de Céladon (2007), il ne transpose pas les textes à l’époque moderne mais préfère mettre en scène de manière très sophistiquée le folklore d’une période (l’Antiquité, le Moyen-Âge ou bien le XIXe siècle (La Marquise d’O… (1976)). Que ce soit par le son (le chant des oiseaux hors de la ville), le jeu d’acteur (si amplifié qu’il met l’accent sur le texte) ou les décors (des images inspirées de peintures d’époque, comme dans L’Anglaise et le duc où les personnages s’incrustent par le numérique), Rohmer a toujours refusé la mise en scène classique des textes mythiques, préférant de loin l’expérimentation. Merci Blow Up !

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