« Je ne suis pas douée pour trouver les morales de l’histoire, mais je crois que ce film nous montre que quand on fait une bêtise on est toujours puni, et que quand on fait quelque chose de bien on est toujours récompensé. Dans ma vie c’est pareil, mais des fois c’est quand même difficile de s’empêcher de faire des bêtises, et ça, tous les enfants vous le diront. Un jour ou l’autre, ça explose, on se relâche… c’est impossible autrement, même si on a vu Pinocchio avant. Je crois aussi, même si je n’en ai pas la moindre certitude, que le film explique que ce n’est pas bien de mentir, car le nez de Pinocchio grandit quand il ment. Mais le film aussi nous ment : si je ne savais pas que des gens fabriquent tout au cinéma, j’aurais cru qu’ils avaient tout filmé pour de vrai ! Par exemple, j’avais beaucoup de mal à me dire que ce n’était pas un vrai pantin ou une vraie baleine. Mais les intentions des films sont toujours bonnes. Donc si les films sont un mensonge, c’est un bon mensonge. »

LE PETIT AVIS DU GRAND

Remontage cinéma, parfois abrupt, d’une minisérie télévisée de plus de 300 minutes, cette libre adaptation du roman de Carlo Collodi fut signée en 1972 par Luigi Comencini, que l’on désigne communément comme le grand cinéaste transalpin de l’enfance. L’auteur de L’Incompris livre ici un conte réaliste (les éléments merveilleux y sont traités avec le maximum de naturalisme) dans lequel les vertus de l’éducation touchent aussi bien les enfants que leurs parents – au terme des pérégrinations de son fils, Geppetto aura autant grandi spirituellement que le petit pantin qui prit forme sur son établi.


de Luigi Comencini
Les Acacias (2 h 15)
Ressortie le 20 décembre
dès 6 ans