« Le film se déroule à une époque lointaine – il n’y a pas du tout d’électricité – et se situe au Japon – on le voit bien au teint des personnages et au style des décorations. Kubo est un petit garçon qui raconte des histoires en se servant d’une guitare spéciale : au son de sa musique, des feuilles de papier se plient et font apparaître des choses. Ça s’appelle l’origami. En fait, sa magie sert à illustrer ses histoires, un peu comme on le fait pour un film. À la toute fin, ils nous montrent qu’ils ont fabriqué le film avec des marionnettes. Je suis camembert contente de savoir comment ils ont fait. Ça rend le film encore plus magique, et puis je trouve que c’est mieux de fabriquer de vrais personnages plutôt que de tout faire sur Internet. C’est un film pour un spectateur assez âgé qui ne tremble pas facilement, parce que c’est violent. Il y a beaucoup de peur, de colère, de morts, de combats, d’angoisse. Mais ça rend le film encore plus intéressant, parce qu’il y a plein de suspense. C’est pour ça que j’ai autant aimé. »

LE PETIT AVIS DU GRAND

Laika (Coraline, Les Boxtrolls) est l’un des très rares studios à perpétuer l’art de l’animation image par image. Marquant les débuts de réalisateur de l’un des fondateurs de la compagnie, Travis Knight (par ailleurs héritier de l’empire Nike), cette fable initiatique est visuellement un ravissement de tous les instants, ainsi qu’une jolie ode aux contes et légendes – présentés dans un dénouement surprenant comme l’un des piliers fondamentaux de l’humanité.


Kubo et l’Armure magique
de Travis Knight (1h41)
sortie le 21 septembre
dès 7 ans