« Le film se déroule sur une île qui n’est pas habitée, sauf par des petits crabes. Il y a un monsieur qui arrive, il rencontre une tortue qui se transforme en femme et ils vivent ensemble sur l’île avec leur fils, comme des Cro-Magnon. J’aimerais bien vivre comme ça, sauf que j’aimerais avoir en plus un lit et des amis. J’ai envie de l’appeler “un film mystère”, car c’est un film dans lequel il y a plein de questions auxquelles on ne peut pas répondre. Dans la vie aussi j’ai des questions sans réponse, mais elles sont moins compliquées. Dans La Tortue rouge, je ne sais pas d’où vient le monsieur, pourquoi la tortue se transforme en femme, et je ne connais même pas le nom des personnages ! Mais c’est aussi une petite qualité, car on peut imaginer le reste du film, un peu comme si on était son fabricant. D’habitude, je n’aime pas les films tristes, mais là ça ne m’a pas gênée. C’est même mieux en fait qu’un film seulement gai : au moins il se passe plus de choses ! »

LE PETIT AVIS DU GRAND :

Premier long métrage du Néerlandais Michaël Dudok de Wit, réalisateur déjà confirmé de moult courts métrages d’animation, La Tortue rouge est une robinsonnade fantastique – un naufragé se reconstruit un microcosme familial grâce à une tortue magique. Évident et néanmoins complexe, intimiste tout en restant universel, épuré et pourtant d’un raffinement exquis, le film exploite pleinement la fabuleuse puissance du médium animation.


La Tortue rouge
de Michaël Dudok de Wit (1h20)
sortie le 29 juin
dès 6 ans