Jusqu’à présent, Élise a été épargnée par le raz-de-marée des adaptations cinématographiques de comics. Alors quoi de mieux que la ressortie du premier film relatant les aventures de Batman et Robin pour l’introduire en douceur dans l’univers des justiciers en collant ?


« Le métier de Batman, c’est super–héros. Il n’est pas payé, il fait simplement son devoir. Un héros, c’est juste un personnage très important – on dit “le héros d’une histoire” –, alors qu’un super-héros, c’est une personne qui sauve les autres et a des pouvoirs. Mais Batman, je ne sais pas trop ce qu’il a comme pouvoir. Par exemple, il ne vole pas, alors qu’il a une cape. Sa cape, c’est juste pour faire stylé, en fait. Il combat les méchants, avec plein de véhicules qu’il range dans son garage, la Batcave. Ce ne sont pas des véhicules normaux, on les appelle la Batvoiture, la Batmoto, le Bateau. À un moment, Batman se fait attaquer par un requin qui lui avale la jambe. Normalement, la jambe de Batman aurait dû tomber, car ça a des mâchoires très puissantes, un requin. Mais comme le requin est hors de l’eau, il ne peut pas respirer, alors il respire le moins possible et, du coup, il n’a pas assez de force pour croquer la jambe de Batman. En tout cas, c’était très bien. J’aimerais bien voir d’autres aventures avec lui, sauf que je pense que Batman a été créé juste pour ce film. »

L’AVIS DU GRAND

Sorti sur les écrans français en 1967, parallèlement à la fameuse série télévisée, ce long métrage est assurément l’adaptation la plus délirante du personnage créé par Bob Kane. Bien dans le ton des swinging sixties, ce Batman oublie le justicier névrosé de Gotham City pour lui préférer un joyeux drille qui combat des méchants, cabotins en diable, revêtu d’un large slip brillant et d’un justaucorps qui moule délicieusement les poignées d’amour du comédien Adam West. Volontairement kitsch et outrageusement coloré, le film se vautre dans un humour absurde, jusqu’à un retournement final qui, affront suprême, fait passer le justicier pour un gaffeur aussi irresponsable que couard. À l’heure où Hollywood ne jure que par les surhommes venus des comics, ce Batman est une petite folie très rafraîchissante.


Batman
de Leslie H. Martinson (1h45)
avec Adam West, Burt Ward…
sortie le 23 mars
dès 6 ans