« Comme le film s’appelle Coco, je pensais qu’il parlait d’un perroquet. En fait, pas du tout : c’est un film sur la fête des morts au Mexique ! L’arrière-arrière- arrière-grand-père d’un petit garçon, Miguel, a quitté sa famille pour être musicien. Du coup, depuis, la musique est interdite dans sa famille. Alors Miguel va dans le monde des morts pour retrouver son arrière-arrière-arrière-grand-père et avoir le droit d’être musicien… La fête des morts consiste à mettre des photos sur un autel, pour que ces morts reviennent à la vie. Je pense que c’est une vraie fête, sauf que les morts ne reviennent pas, c’est juste pour se souvenir des gens. C’est très important, parce qu’il ne faut pas oublier les gens qui sont morts, sinon c’est comme s’ils n’avaient jamais existé. Alors que si on se souvient d’eux, les gens sont morts mais ils existent encore. En France, on n’a rien comme ça, on est toujours tristes avec les morts parce qu’on pense que les morts ne peuvent pas être heureux, ou même qu’ils n’ont plus d’émotions. Mais en fait on n’en sait rien, et moi, des fois, je me dis que les morts sont peut-être joyeux. »

LE PETIT AVIS DU GRAND

Après La Légende de Manolo de Jorge R. Gutiérrez, Coco est le deuxième long métrage d’animation récent à plonger dans le folklore chamarré de la fête des morts mexicaine. Le film confirme que le studio Pixar a révélé un nouvel auteur en la personne de Lee Unkrich. Comme son merveilleux Toy Story 3 (le premier film qu’il a réalisé tout seul), Coco est une fable sur la mémoire et la transmission, mais aussi un savoureux détournement d’archétypes habituellement liés au film d’horreur, Unkrich étant un immense fan du Shining de Kubrick.


de Lee Unkrich
et Adrian Molina
Walt Disney (1 h 40)
Sortie le 29 novembre dès 7 ans