Adèle a 12 ans. Elle a rencontré le chanteur, auteur et compositeur Albin de la Simone, qui est aussi musicien pour d’autres artistes, comme Vanessa Paradis, Arthur H ou Matthieu Chedid. Pour son nouveau projet, Albin a choisi d’adapter sur scène Le Carnaval des animaux, une œuvre musicale classique composée en 1886 par Camille Saint-Saëns.


Petit, tu as appris la musique au conservatoire ?
Pas du tout. Mon père était clarinettiste de jazz, c’est lui qui m’a mis au piano, il m’a appris les accords, et l’harmonie. Je lui servais en quelque sorte d’accompagnateur. Ensuite, à 9 ans, j’ai pris des cours particuliers, mais ça m’ennuyait terriblement alors j’ai tout envoyé balader. C’est à 17 ans que j’ai repris la musique, j’ai pris des cours de solfège, je m’y suis mis sérieusement. Comme c’était une envie personnelle, ça m’a plu.

Comment as-tu découvert Le Carnaval des animaux ?
Je ne sais pas, tout le monde connaît un peu cette œuvre sans le savoir. Le morceau « L’Aquarium », qui est tiré du Carnaval des animaux, est le générique du Festival de Cannes, ça l’a rendu très célèbre. Et le morceau « Le Cygne » est un vrai tube, tous les violoncellistes l’apprennent au conservatoire. Camille Saint-Saëns était un grand compositeur du xixe et du xxe siècle, il a écrit beaucoup d’œuvres. Le Carnaval des animaux, c’est une pièce qu’il a écrite pour fêter Mardi gras. Pour lui ce n’était pas sérieux, c’était pour rigoler, mais aujourd’hui c’est une de ses œuvres les plus connues !

Pourquoi as-tu voulu monter un spectacle à partir de cette œuvre ?
J’avais envie que les enfants viennent découvrir la musique classique à travers une œuvre faite spécialement pour eux.

Comme Pierre et le Loup ?
Oui, mais Pierre et le Loup, c’est un texte avec une musique, alors que Le Carnaval des animaux, c’est juste une musique, il n’y a pas d’histoire dans l’œuvre originale.

Donc tu as inventé une histoire ?
Oui, avec Valérie Mréjen, qui est auteure et plasticienne, on a écrit une intrigue. Un matin, tous les animaux d’une ville se sont échappés des zoos, des fermes, des aquariums. Une femme enquête sur cette mystérieuse disparition, aidée par une agence de détectives qui lui a attribué quatre musiciens pour l’aider à résoudre cette énigme.

Musicalement, qu’est-ce que ta version 
a de particulier ?
Normalement, cette œuvre est jouée par vingt-six musiciens. Là, ils sont quatre. Et il y a une guitare électrique et un banjo. On a pris beaucoup de libertés, même s’il reste les mélodies de Saint-Saëns. On voulait que 
ce spectacle puisse plaire aussi bien à nos enfants qu’à nous.

Et toi, quel style de musique tu écoutais quand tu étais enfant ?
De la chanson : Alain Souchon, Jacques Higelin… Et j’avais une passion pour Kiss, un groupe de hard-rock. Je les aimais surtout pour leur look génial !

LE DÉBRIEF

Adèle : « J’ai déjà vu Albin en concert, il était très drôle. J’étais très contente de le rencontrer. On a fait une séance photo dans un parc pour enfants. À un moment, il s’est mis sur une balançoire en forme de tortue, et il a failli rester coincé dedans ! »


: «Le Carnaval des animaux » 
du 11 au 13 janvier au Centquatre