Une rue déserte, dans une ville futuriste. Au milieu des carcasses de voitures, des robots foncent sur nous, avec la furieuse envie d’en découdre.


Pas le choix : il va falloir tous les descendre. Jusque-là, Robo Recall ne raconte rien de bien nouveau. Fort heureusement, il cache un vrai tigre sous son moteur. Pour se déplacer et esquiver les attaques, il suffit de pointer un point au sol, et l’on s’y téléporte immédiatement. Les niveaux sont énormes et fourmillent d’endroits où se cacher et se mettre à couvert. Pour se défendre, on dispose d’un arsenal des plus complets, allant du simple colt au fusil à pompe (que l’on dégaine en passant une main dans le dos, la classe). Mais rien n’interdit de ramasser une carcasse de robot ennemi pour s’en servir comme bouclier, ou encore d’arrêter le temps pour stopper un projectile, avant de le renvoyer dans la tête de l’adversaire. Si Robo Recall a tout de l’exutoire sauvage, il ne sacrifie jamais sa dimension stratégique sur l’autel du spectacle. Concentré de savoir-faire et de maniabilité, le jeu se fait ode à l’improvisation et aux réflexes félins, nous obligeant à rester constamment en mouvement pour survivre. De cette tension naît un univers saisissant, d’une beauté à tomber, où le stimulus est roi. Si l’exercice reste sportif (il faut constamment garder le bras levé et l’œil en alerte pour ne pas se faire descendre), on tient là non seulement la Rolls-Royce du jeu VR actuel, mais aussi sa plus belle promesse d’avenir.


(Epic Games), dès 7 ans