À sa disparition en 1935, le comte Moïse de Camondo, banquier et collectionneur d’art français, légua sa collection et l’hôtel particulier qui l’abritait aux Arts décoratifs pour devenir le musée Nissim de Camondo – du nom de son fils mort pendant la Première Guerre mondiale. Pénétrer aujourd’hui dans ce bâtiment du VIIIe arrondissement construit dans les années 1910, c’est découvrir un impressionnant ensemble de mobilier et d’objets d’art du XVIIIe siècle français (du style Transition au style Louis XVI), l’une des plus belles périodes de l’histoire des arts décoratifs, lorsque Paris était le centre européen du négoce d’art. De la cour d’entrée aux salons de réception, tableaux, lustres, commodes en tout genre témoignent de la volonté du comte de reproduire l’esthétisme de l’époque. La symétrie est partout, tout comme la porcelaine et les toiles de maîtres. Les fenêtres donnent sur un jardin discret et, plus loin, sur les flâneurs du parc Monceau. Point d’orgue de cette visite : un petit boudoir au tapis bleu, jalonné de peintures à la gloire de Paris. Guillaume Laguinier

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ARTS DÉCORATIFS
: ouvert du mercredi au dimanche de 10 h à 17 h