« Depuis Marcel Duchamp et la mécanique quantique, il existe un hasard intentionnel, un outil qui demande à être organisé par le geste artistique », stipule Gilles Alvarez, codirecteur artistique de cette exposition confrontant la technologie à des comportements imprévisibles. Entre une séance d’aérobic philosophique et une performance musicale du trio PLUG, le spectateur est invité à prendre part à de multiples installations interactives. Enfilez le casque de réalité virtuelle de BeAnotherLab et hop ! vous voilà dans la peau d’un ou d’une inconnu(e) ; expérimentez le Buzz Aldrin syndrome dont souffrent les astronautes de retour sur le plancher des vaches grâce à l’artiste Quentin Euverte, qui déclenche des réactions chimiques dans des bouteilles d’alcool par le biais de B.O. de films de science-fiction convertis en signaux électriques ; quant aux cent soixante-seize escargots surmontés d’une diode lumineuse de Cyril Leclerc et Elizabeth Saint-Jalmes, ils livrent dans la pénombre un lent ballet de pixels. Le hasard serait-il le dernier rempart contre la robotisation des affects ?

Pour être tirés au sort, vous avez juste à nous envoyer un mail à bonjour@troiscouleurs.fr  avec nom, prénom, adresse et pour sujet « LES FAITS DU HASARD »


: du 9 décembre au 4 mars au Centquatre