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Les expos de l’été à ne pas manquer

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The Moment in Space de Barbara Probst

En réalisant des prises de vue d’un même sujet selon différents angles, la photographe allemande crée d’intrigantes mises en scène et en regard qui nous invitent à entrer dans l’espace de l’image. Qu’il s’agisse de scènes fixes ou en mouvement, que celles-ci réunissent des personnages (une femme traversant la gare Grand Central à New York) ou des objets (une main gisant paume vers le ciel à côté d’un pied de table, d’une bouteille de verre vide et d’un citron), chaque ensemble d’images de la série Exposure – un terme anglais délibérément polysémique pouvant signifier «exposition» ou «révélation» – relève d’un même protocole qui consiste à déclencher simultanément plusieurs appareils photographiques disposés en différents endroits, offrant ainsi une multiplicité de points de vue qui oriente et modifie nécessairement notre lecture, plurielle, de ces fragments de réel. Si telle image peut nous montrer ce que l’on ne peut voir dans telle autre, dévoilant ainsi une forme de contrechamp voire de hors-champ, il en ressort moins une «clairvoyance» qu’une étrangeté qu’amplifient les variations (de distance, de hauteur, de couleur) d’un cliché à un autre. Chaque Exposure est numérotée, laissant apparaître dans sa légende le lieu, le jour et l’heure précis des faits, pour ne pas dire du «crime», tant Barbara Probst se plaît à jouer des ressorts de l’enquête, de l’indice et de l’instant dont il nous revient de recomposer l’épaisseur narrative dans l’espace et dans le temps.
«The Moment in Space», jusqu’au 25 août au Bal

Futures of Love

L’amour est-il soluble dans les algorithmes? Comment la technologie oriente-t-elle nos désirs? En guise de réponse prospective, l’exposition «Futures of Love» réunit des œuvres d’une quarantaine d’artistes du monde entier. Installations, vidéos et performances y interrogent l’avenir de la libido face à l’avènement de l’intelligence artificielle et du troisième sexe.
«Futures of Love», jusqu’au 8 septembre aux Magasins généraux (Pantin)

Brice Dellsperger

Quintessence du camp, le vidéo-artiste Brice Dellsperger tourne depuis les années 1990 des Body Doubles, remakes de films célèbres dans lesquels un comédien transformiste incarne tous les rôles. Après s’être attaqué à Żuławski, De Palma ou Van Sant, il revisite le film Perfect de James Bridges. Une déconstruction queer et grinçante du cinéma hétéronormé.
«Fucking Perfect. Body Double 36» de Brice Dellsperger, jusqu’au 13 octobre à la villa Arson (Nice)

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