Le saviez-vous ? Marcello Mastroianni en est une fois venu aux mains pour une bouteille d’encre invisible qui avait disparu, Kirk Douglas collectionne les distributeurs de bonbons PEZ, Tupac Shakur entretenait une relation épistolaire dense avec sa maman...


Voici quelques-unes des rumeurs fumeuses compilées dans un des ouvrages de Harmony Korine édités en français (Craques, coupes et meutes raciales, Al Dante, 2001). Vous en voulez encore ? C’est le bon moment : deux expositions, à la galerie du jour agnès b. et au Centre Pompidou (où des extraits de ces écrits sont notamment montrés), permettent d’appréhender l’œuvre totale du cinéaste underground (Gummo, Spring Breakers). Agnès b., qui fût sa productrice (Mister Lonely, Trash Humpers), présente des œuvres de 1998 à aujourd’hui, comme la pièce Devil Goat, qui met en scène l’enfant-star Macaulay Culkin dans une installation reprenant des images captées lors du tournage du clip de « Sunday » de Sonic Youth en 1998. À Pompidou, en plus d’une rétrospective de ses films, un parcours thématique retrace l’ensemble de l’œuvre de Korine : poèmes, dessins, peintures, hantés par l’histoire de la contre-culture américaine, et toujours bouleversants. Comme le dit l’artiste dans la présentation de l’événement, « ce que j’essaie d’obtenir est davantage une expérience physique : une sensation de malaise, de confusion, de transcendance, de stupéfaction, de gêne, d’humour. J’aime que ces sensations arrivent les unes après les autres, très rapidement de façon à ne jamais vous laisser
en paix. » Vous êtes prévenus.


jusqu’au 28 octobre à la galerie
du jour agnès b.

jusqu’au 5 novembre au Centre Pompidou