Une douce nuit parisienne qui s’étire jusqu’au petit matin, c’est ce que nous inspire l’écoute du titre électro-pop « Lady B. » de Guillaume Léglise, issu de son projet FICTIONS. Avec une voix tirant sur les aigus - qui n’est pas sans rappeler celle de Philippe Katerine –, le musicien emprunte à l’italo-disco des années 1970 son côté acidulé et faussement naïf. En route pour une déambulation nocturne.


« Si mon album était un film, ce serait Police (1985) de Maurice Pialat, pour son Paris filmé la nuit, inquiétant, avec un incroyable Depardieu en flic désinvolte, parfois très drôle mais au bord de l’implosion ; Marceau en jeune effrontée manipulée ; Richard Anconina en avocat ambitieux, mais fragile ; Sandrine Bonnaire, formidable ; ses long dialogues dans les voitures, ses loubards en cuirs, ses rues sombres. Une mélancolie traverse tout le film avec une grâce bouleversante. Et le film se clôt avec l’une de mes œuvres préférées, la sublime symphonie n°3 de Gorecki. Pialat nous manque, sa crudité, sa liberté. »

Guillaume Léglise / My Broken Frame Paris, 2016 ©Marion Barat

Guillaume Léglise / My Broken Frame
Paris, 2016
©Marion Barat


Fictions de Guillaume Léglise