Danser sous des boules à facettes scintillantes avec un mannequin à l’effigie de la jeune Françoise Hardy ; choisir, parmi plein de vinyles accrochés sur les grands murs d’un « jukebox » géant, ce qu’on veut écouter depuis nos casques ; regarder des clips kitsch en boucle : tous ces plaisirs coupables, le pape de la pop française nous propose de les vivre dans l’exposition qu’il présente à la Philharmonie. Il y passe en revue les artistes qui ont marqué sa vie, de son Algérie natale à son ascension parisienne en passant par son enfance et son adolescence rennaises. Dans ces espaces qui, bien que divisés, se répondent, il y a la galerie de portraits – de ses amis de longue date (celui, frappant, d’Elli Medeiros) ou de la nouvelle garde (Calypso Valois, Flavien Berger…) –, capturés par l’œil sensible du chanteur, tandis qu’au long du couloir principal, sa voix veloutée narre son histoire de la pop à travers des bandes-son préenregistrées. Dans ce manège acidulé, Daho nous fait tourner la tête. Pour gagner des places envoyez nous un mail avec pour objet « Daho » à bonjour@troiscouleurs.fr