Dans son hilarante revue de presse de l’émission Quotidien sur TMC, il rend souvent de très beaux hommages à des actrices ou des acteurs qui l’inspirent. Alors que son spectacle S’il se passe quelque chose sort en DVD et qu’il sera aux Folies Bergères en décembre prochain, on a eu envie de demander à Vincent Dedienne quels films étaient importants pour lui.


Tes trois films préférés.
L’aile ou la cuisse de Claude Zidi, c’est pour moi le meilleur rôle de Louis De Funès. Ce film est sorti après qu’il a fait un infarctus : il joue plus calmement et il réussit à trouver une nouvelle drôlerie, plus apaisée. Le Goût des autres d’Agnès Jaoui : le plus beau film qu’on ait fait sur le théâtre, l’altruisme et la tolérance. Et aussi Les Invasions barbares de Denys Arcand, qui parle si bien d’amitié.

Trois scènes érotiques qui t’émoustillent ?
Quasiment toutes les scènes de Happy Few d’Anthony Cordier… Mais surtout les scènes entre Nicolas Duvauchelle et Marina Foïs qui sont incroyables d’intensité ! Sinon, la scène où Gaspard Ulliel se masturbe dans Embrassez qui vous voudrez de Michel Blanc. Et aussi la toute première séquence érotique que j’ai vue de ma vie, dans Le Grand Chemin de Jean-Loup Hubert : ce moment où deux personnages font l’amour dans le foin et sont observés par les deux gamins.

Trois leçons de vie que tu as apprises au cinéma ?
Dans son livre Les Films de ma vie, Truffaut a écrit « La vie a beaucoup plus d’imagination que nous » : c’est une phrase que j’aime bien me répéter… Puis le classique mais inoubliable « Oublie que t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher » prononcé par Jean-Claude Dusse dans Les Bronzés font du ski de Patrice Leconte. Et enfin « Pars vite et reviens tard » : c’est le titre d’un film de Régis Wargnier.

Trois actrices que tu admires ?
Il y en a 30…Mais je dirais Muriel Robin, qui est pour moi une grande actrice et que je trouve sous-exploitée au cinéma,  Sabine Azéma, et Anne Alvaro.

Trois films pour rompre la mélancolie ?
Melancholia de Lars Von Trier. C’est tellement sombre et poussé à l’extrême que tu as juste envie de sortir dans la rue et d’être joyeux. Garden State de Zach Braff, une grosse bouffée de vie. Et Toy Story de John Lasseter pour le côté « Je reste en pyjama et je mets sous la couette avec du pop corn. »

Trois films pour se remettre d’une rupture ?
Deux films qui donnent envie de retomber amoureux : Week-End d’Andrew Haigh et Les Amours imaginaires de Xavier Dolan. Et la comédie romantique parfaite, un chef d’œuvre pour moi, Coup de foudre à Notting Hill de Roger Michell.

Trois personnages dont tu pourrais tomber amoureux ?
Tom Ripley dans Plein Soleil de René Clément, parce qu’Alain Delon n’a jamais été aussi beau que dans ce rôle. César (Yves Montand) dans César et Rosalie de Claude Sautet : l’archétype masculin dans tout ce qu’il a de fascinant et d’imparfait. Patricia (Jean Seberg) dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard. Elle est irrésistible de beauté et de malice.


Vincent Dedienne : S’il se passe quelque chose
TF1, disponible