Elle déboule en retard au rendez-vous, mais ses excuses souriantes font facilement passer la pilule.


Souad Arsane est à l’affiche et au scénario du revenge porn culotté À genoux les gars d’Antoine Desrosières, présenté à Cannes dans la sélection Un certain regard. À 22 ans, cette brune bouclée au regard enfantin flotte sur un nuage. Originaire de Bagneux, elle a lâché son bac pro mode, blasée (« J’ai pris une année sabbatique rallongée ! »), puis une clope a tout changé. « J’accompagnais une pote à son lycée. C’était la hess, alors  j’ai par hasard taxé du feu à la dir-cast de Haramiste. Elle m’a demandé mon num’. J’ai cru qu’elle me draguait, qu’elle se foutait de moi ; mais non ! » La galère, son personnage la connaît bien : séparée de sa sœur (Inas Chanti, avec qui Souad partageait déjà l’affiche de Haramiste, moyen métrage du même réalisateur sorti en 2015), Yasmina, perdue et « trop gentille », subit un sale chantage sexuel avant de prendre sa revanche. Preuve que, au ciné comme dans la vie, l’aplomb permet de surmonter les épreuves.


: « À genoux les gars »
d’Antoine Desrosières
Rezo Films (1 h 38)
Sortie le 20 juin