Après Demain, un documentaire où, accompagnée par Cyril Dion, elle alerte la société sur d’imminents dangers écologiques, Mélanie Laurent adapte cette fois le roman éponyme de Christophe Ono-dit-Biot. C'est sous la forme d'une enquête énigmatique que la cinéaste remonte le fil d’une histoire d’amour tragique.


En couple avec un ancien reporter de guerre (Gilles Lellouche), une photographe avide d’aventures (María Valverde) ressent un vide immense quand elle apprend qu’elle attend un bébé. À la naissance de l’enfant, elle disparaît… Dans ce drame intimiste à la sentimentalité furieuse, Mélanie Laurent s’emploie à désamorcer certains clichés. Notamment celui de la maternité évidente et épanouissante : son (anti)héroïne passe du chaud au froid sans jamais ressentir d’instinct maternel – ce qui semble troubler tout son entourage. Si, dans la première partie du film, les personnages plongent la tête la première dans ce monde de souffrances, le récit remonte à la surface à mesure que le mystère de la disparition se dissipe. D’abord baignant dans un sombre clair-obscur, les images vont ainsi se laisser gagner par la lumière, provoquant un très beau paradoxe.


: Plonger de Mélanie Laurent
Mars Films (1h42)
En salles depuis le 29 novembre