À l'affiche de la dernière douce fantaisie du cinéaste espagnol Ado Arietta, "Belle Dormant", dans lequel il incarne Egon, un jeune prince qui joue de la batterie et cherche la belle endormie, Niels Schneider a répondu à notre règle de trois.


Ton rôle dans Belle Dormant en trois adjectifs ?
Aventurier, idéaliste, et candide.

Tes trois contes préférés au cinéma ?
La belle et la bête (1946) de Jean Cocteau pour son atmosphère magique et poétique et sa sublime lumière. J’aime aussi beaucoup Edward aux mains d’argent (1991) de Tim Burton, qui est un peu inspiré de La belle et la bête. J’aime son univers gothique et enchanté. Et puis il y a aussi l’adaptation de Peter Pan, Hook (1992) de Spielberg  que j’ai vu a peu près 120 fois entre huit et dix ans.

Trois adjectifs pour qualifier ton travail avec Ado Arrietta ?
Léger. Ado est un être très joyeux, et cette joie dans la vie et dans le travail irradie toute l’équipe. Baroque – Ado a un goût très marqué pour le baroque, pour la fantaisie. Il fuit le réalisme. Ce qui dans son travail se traduit par un grand sentiment de fraîcheur et de liberté.

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Tes trois princes (ou princesses) préférés au cinéma ?
Jean Marais dans La belle et la bête parce que Cocteau a eu la belle idée de faire jouer Avenant et la bête par le même acteur. Michael Corleone dans Le parrain (1972) de Coppola. C’est le prince moderne le plus puissant et le plus tragique! Puis Hamlet pour sa complexité et sa folie.

Trois films qui ont marqué ton adolescence ?
Le feu follet (1963), un des plus beaux films de Louis Malle. L’errance mélancolique de son personnage est bouleversante. Il y a aussi My Own Private Idaho (1992) de Gus Van Sant que Xavier Dolan m’a fait découvrir. J’étais aussi fasciné par Permanent Vacation (1982) de Jim Jarmusch.

Trois artistes qui t’inspirent ?
David Cronenberg qui est un des plus grand réalisateur vivants, Cassavetes qui est le plus inspirant de tous, et Joaquin Phoenix pour les risques qu’il prend.

Trois personnes qui ont compté dans ton parcours d’acteur ?
Mon père qui m’a transmis l’amour du théâtre, Yves Christian Fournier qui m’a donné mon premier rôle au cinéma et Arthur Harari qui m’a offert le personnage que j’ai le plus aimé jouer (Diamant Noir, juin 2016).

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Tes trois films préférés ?
Happy Gilmore (1996) avec Adam Sandler, assurément mon numéro 1. C’est la meilleure comédie de tous les temps.  J’ai vu cette semaine Manchester by the sea qui est le meilleur film vu depuis longtemps.  La bête lumineuse (1993) de Pierre Perrault est un documentaire que j’adore sur une bande de chasseurs au Québec.

Trois cinéastes avec qui tu rêverais de tourner ?
David Fincher parce qu’il crée des personnages fascinants, Jeff Nichols pour la même raison et Shanti Masud parce que j’ai fait un court métrage avec elle (Métamorphoses, 2014) et que j’aimerais pousser l’aventure plus loin.

Trois rôles que tu rêverais d’incarner ?
J’aimerais incarner Donald Trump car je rêve d’incarner un bouffon dangereux qui a du pouvoir. Sinon j’aimerais jouer un idiot qui fait de grandes choses. J’adorerais aussi incarner Mr Jekyll and Mr. Hyde.


Belle Dormant 
d’Ado Arrieta (1 h 22)
sortie le 18 janvier