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“Midsommar” d’Ari Aster: Ce qu’en pense la critique américaine

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Présenté en avant-première aux États-Unis, le film a globalement séduit la critique qui loue la puissance de son esthétique, mais sans emporter une adhésion unanime, certains reprochant à Ari Aster de s’embourber dans un symbolisme vain.

Pas sûr que vous passiez un été serein si vous décidez d’aller voir Midsommar, deuxième long métrage d’Ari Aster que tout le monde attend après la déferlante d’Hérédité. Fini les huis clos crépusculaires, les maisons hantées et et les revenants poussiéreux, Midsommar promet de bousculer tous les codes de l’horreur en nous immergeant dans un festival suédois aux rites aussi ancestraux et étranges, sous un soleil aveuglant. Viscéral, profondément dérangeant, ou tentative audacieuse mais un peu confuse ? La critique américaine a parlé, et on fait une petite synthèse de ce qui s’est dit.

Contrairement à Hérédité, Midsommar ne semble pas avoir terrifié ses spectateurs. “Plus troublant qu’effrayant, même si le voyage vaut le détour” d’après The Hollywood Reporter, le film, très ambitieux, se perdrait dans l’exploration de rituels exotiques sans atteindre la profondeur des oeuvres dont il se nourrit (Shining notamment). Même son de cloche du côté de Variety, qui note que le film peine, sous le folklore grotesque brillamment exécuté, à produire du sens : ni chef-d’oeuvre ni désastre, Midsommar est “une admirable et étrange curiosité, thématiquement confuse, venant d’un cinéaste talentueux qui laisse ses ambitions dépasser son exécution.” Un avis mitigé aussi partagé par Vulture, pour qui l’entrelacement entre mythique et psychologique, gore et orgiaque, aurait pu fonctionner, si la charge symbolique trop appuyée du film et son incapacité à surprendre ne venait rendre l’ensemble très prévisible.

Pour les pro Midsommar, le film est une méditation sur le chagrin et le deuil (ce qu’était aussi Hérédité, variation horrifique autour de la filiation), une allégorie aussi perverse que visuellement sophistiquée sur les névroses de son héroïne. IndieWire le qualifie de “conte de fées psychédélique sur la purgation de la peur et de la douleur”, Slash Film parle d’une invitation chaleureuse à une folie subtile, ornée de couleurs pastels apaisantes”. Vanity Fair loue la cruauté et le raffinement d’un film qui creuse la dégradation des corps comme les mystères de l’humanité, avec une “simplicité et un humour maladif”, tandis que Austin Chronical le qualifie d'”hilarant”, “brutal” et “dépravé”.

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