CHARGEMENT

Tapez pour chercher

Cinéma News News newshome

“Libérations sexuelles, révolutions visuelles”: une programmation LGBTQ militante à la Cinémathèque

Partager

Du 19 juin au 11 juillet à la Cinémathèque Française, un cycle entier est voué à explorer des œuvres LGBTQ pionnières et radicales, qui ont interrogé les genres et les sexualités en vue d’une révolution esthétique autant que politique.

“Les drag queens sont de vraies révolutionnaires qui baisent les codes visuels du genre”: c’est dans le sillage de cet adage activiste et subversif du réalisateur militant David Wojnarowicz que se déroulera à la Cinémathèque une rétrospective (pensée par Nicole Brenez et Stéphane Gérard) consacrée au cinéma LGBTQ qui a combattu les préjugés autour de communautés invisibilisées et des sexualités placardisées. Une programmation fougueuse et politique, portée par des œuvres décriées en leur temps (Un Chant d’amour de Jean Genet, Baise-moi…de Virginie Despentes), pour lesquelles les auteurs ont parfois tout risqué.

Qu’on les recoupe avec le féminisme (Born In Flame de Lizzie Borden), la violence des rapports de classe (Le Droit du plus fort de Fassbinder), la lutte contre le sida (Fast Trip, Long Drop de Gregg Bordowitz), le militantisme trans et intersexe (L’Ordre des mots de Cynthia Arra et Melissa Arra), c’est la sexualité et/ou le genre comme outils de libération sociale et armes esthétiques déconstruisant les normes, que cette rétrospective propose de célébrer. L’occasion de redécouvrir une grande partie de l’oeuvre de Barbara Hammer dédiée à la recherche plastique autour du plaisir féminin, et le cinéma à fleur de peau, expérimental et corporel d’André Almuró. A ne pas manquer également: Yann Gonzalez présentera lors d’une séance spéciale le film porno onirique Équation à un inconnu de Francis Savel. Le programme complet est disponible ici.

Tags: