La douceur et le regard innocent de Vincent Pouplard cachent bien son penchant pour la marginalité.


Dans son vibrant docu Pas comme des loups, le cinéaste angevin de 36 ans suit deux jeunes jumeaux squatteurs qui rappent, entretiennent leurs pecs et philosophent. « Au départ, ils voulaient me montrer leurs gros morceaux de shit. Ils ont vite compris que c’était pas le but… » Déjà, son premier court métrage documentaire, Le Silence de la carpe, plongée un peu morbide dans la pratique de l’apnée, ou son récent Hurry and Wait, chronique brute de la tournée d’un groupe de noise, évacuaient le sensationnalisme au profit du sensoriel. Bouleversé par La Rencontre d’Alain Cavalier à 17 ans, il s’inspire de sa méthode, filmant souvent seul, patiemment (Pas comme des loups s’est tourné sur cinq ans), sans souci du format final. Il a tout de même trois projets de longs métrages en écriture, dont un sur « la notion de minéralité et de pierre ». Vraiment, un cinéaste pas comme les autres.

 


« Pas comme des loups » de Vincent Pouplard
Vendredi (59 min)
Sortie le 12 avril