Perceuses, microclimat et aphorismes


Hier, deux surprises en débarquant du train : la croisette était inondée de soleil (contrairement à toutes les prédictions météo), et le Palais, à J-1 de l’ouverture du festival, était encore dans cet état :

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Mais ce matin, à 9h, tout était rentré dans l’ordre : il pleuvait, et les abords du Palais grouillaient de festivaliers. La file d’attente pour le retrait des accréditations s’enchevêtrait avec celle des journalistes qui s’entassaient devant la salle Debussy pour voir le film qui ouvrira ce soir le festival, Café Society de Woody Allen.

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Pas de grosse surprise, l’Américain octogénaire nous sert sur un plateau son cocktail fétiche : mélange de rétro chic (le film a lieu dans les années 1930, la caméra se balade entre les demeures huppées de producteurs à Los Angeles et les clubs New Yorkais ultra-branchés) et d’humour truculent, truffé d’aphorismes (« Comme dit maman : “Vis chaque jour comme si c’était le dernier. Un jour, ça le sera.“ »), d’auto-dérision et de compliments piquants (« Tu es vraiment adorable… Tu me fais penser à un chevreuil pris dans les phares d’une voiture. ») qui ont fait se bidonner une salle particulièrement réactive. Jesse Eisenberg, en copie (parfois un peu pâle) de l’acteur-réalisateur (tête rentrée dans les épaules, pantalons au-dessus du nombril et logorrhée caractéristique), joue un jeune New Yorkais qui tente sa chance à Hollywood auprès de son oncle (Steve Carell), éminent agent de stars. Sans le savoir, les deux se retrouvent à fréquenter la même femme, Vonnie (Kristen Stewart). S’il réserve peu de surprises, Café Society reste une mise en bouche agréable et pétillante pour ouvrir les festivités.

Bonus montée des marches :

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