L’histoire de la comédie musicale américaine est intimement liée aux grandes crises et mutations traversées par le pays. Retour sur quelques (contre)temps forts.


1927: Le Chanteur de jazz



Le cinéma apprend à parler, et à chanter. Le Chanteur de jazz d’Alan Crosland fait swinguer l’Amérique. Son héros, un jeune homme fasciné par le jazz noir naissant, se bat contre son père pour pouvoir monter sur scène. Le portrait d’un pays en pleine mutation.

1933: Prologue



Prologues de Lloyd Bacon : les girls du chorégraphe Busby Berkeley envahissent le cinéma américain. Figures géométriques, numéros aquatiques, claquettes et feux d’artifice, le backstage musical chante et danse la crise de 1929 dans des numéros spectaculaires.

1949: Un jour à New York



Après les grands films de studio comme Le Magicien d’Oz (Victor Fleming, 1939), Hollywood sort enfin dans la rue. Dans Un jour à New York (Stanley Donen, 1949), Gene Kelly et Frank Sinatra, soldats en permission, célèbrent la vie en chantant et en dansant dans la Grosse Pomme.

1961: West Side Story



Après qu’Elvis a affolé l’Amérique avec son déhanché, Robert Wise adapte West Side Story et sublime Roméo et Juliette dans une guerre des gangs sur fond d’immigration. Un film spectaculaire mais surtout politique, qui témoigne de la maturité du genre.

1979 : Hair



Milos Forman adapte la comédie musicale Hair. Flower power et guerre du Viêt Nam se mêlent dans un film coup de poing qui raconte les espoirs et dérives de l’Amérique de la fin des sixties. Deux ans plus tôt, La Fièvre du samedi soir de John Badham dépeint la galère sur fond de disco.

2006: Sexy Dance



Début de la série des Sexy Dance qui mélange hip-hop et danse classique, sur fond de chômage, de crise économique et de ras-le-bol de la jeunesse. Cinq épisodes qui célèbrent la culture urbaine et le mélange des styles, comme un plaidoyer pour la diversité.