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KIDS: Grand corps malade et Mehdi Idir interviewés par Anna, Mathilde, César et Anna

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Anna, Mathilde, César et Anna ont entre 15 et 16 ans. Élèves de troisième et de seconde, ils ont interviewé le slameur Grand Corps Malade et Mehdi Idir, coréalisateurs de La Vie scolaire, leur deuxième film (après Patients, 2017), qui raconte la vie d’un collège de la ville de Saint-Denis.

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour ce film?

Grand Corps Malade: Nos années collège. On en parlait souvent avec Mehdi, on avait pas mal d’anecdotes sur cette période.
Mehdi Idir: Et puis on a de nombreux amis ou proches qui sont enseignant ou conseiller principal d’éducation, comme mon cousin, qui a donné son nom au prof de maths du film.

Quel genre d’élève étiez-vous au collège?

M.I.: J’étais un peu comme le personnage de Yannis dans le film: je bavardais beaucoup, je m’ennuyais un peu, en fait.
G.C.M. : Moi c’était un peu moins pire: j’avais de bons résultats, mais je collectionnais les avertissements de conduite.

Pour vous, qu’est-ce qu’un parcours scolaire réussi?

G.C.M. : On pense systématiquement à la filière générale et aux grandes écoles, alors qu’un parcours scolaire réussi devrait correspondre à tes envies. Trop souvent, les filières pro sont vues négativement, alors que si c’est ce que tu désires faire c’est épanouissant.

Si vous étiez ministre de l’Éducation, que feriez-vous?

G.C.M.: Je changerais vite de métier! Plus sérieusement, j’essaierais de lancer une grande concertation et je donnerais plus de moyens aux écoles des quartiers en difficulté. Le prof de maths de notre film dit: «Enseigner à Saint-Denis, c’est pas comme enseigner ailleurs.» C’est vrai, il y a des particularités, et il faut investir dans la formation des enseignants.

Qu’est-ce qui est le plus difficile, dans la réalisation d’un film?

M.I.: Tenir sur la longueur. Entre le moment où l’on a écrit celui-ci et sa sortie, il s’est écoulé deux ans.

Est-ce qu’il y a une scène qui a été particulièrement compliquée à tourner?

M.I.: Oui, il y a deux longs plans-séquences dans le film: une scène d’accident, pour laquelle il a fallu bloquer des rues, et une autre où Yannis part de chez lui à pied pour se rendre au collège. Sur son parcours, il croise beaucoup de personnages: si un acteur se trompe dans son texte ou son déplacement, il faut tout recommencer depuis le début!

À quel moment pensez-vous à la musique de votre film?

M.I.: On y pense en écrivant. Il y a même des scènes qui sont écrites pour les sons qu’on a en tête. Ça permet à la production de demander l’autorisation d’utiliser ces titres et de tourner avec ces musiques.
G.C.M. : En plus des morceaux existants, il y a aussi une bande originale, qu’Angélo Foley a créée en fonction de notre montage.

Où écrivez-vous?

G.C.M. : Il n’y a pas de règles… Dans un café, à la terrasse d’une chicha, dans des bureaux. M. I.: En musique ou dans le silence, on s’adapte à notre environnement.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANNA, MATHILDE, CÉSAR ET ANNA (AVEC CÉCILE ROSEVAIGUE) — PHOTOGRAPHIE : PALOMA PINEDA

La Vie scolaire de Grand Corps Malade et Mehdi Idir (Gaumont), sortie le 28 août,dès 10 ans

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