Après un essai sur les menstrues (Le Grand Mystère des règles, Flammarion, 2017), l’auteure et blogueuse Jack Parker invite, dans Lettres à l’ado que j’ai été, une trentaine de personnalités à écrire leur missive au profit d’une association de lutte contre le harcèlement scolaire.


3 films que tu montrerais à l’ado que tu as été ?
Je veux citer des films avec des meufs, parce que je n’en ai pas vu assez quand j’étais ado. The Lure d’Agnieszka Smoczyńska, une comédie musicale horrifique polonaise, avec des sirènes mangeuses d’hommes. Tragedy Girls de Tyler MacIntyre, un slasher avec deux gamines obsédées par la présence d’un tueur en série dans leur ville, et qui veulent en profiter pour passer à l’acte et se faire mousser sur les réseaux sociaux. Et It Follows de David Robert Mitchell, qui réunit tout ce que j’aime dans le cinéma d’horreur.

L’acteur ou l’actrice qui te faisait fantasmer à 13 ans.
Ce n’est pas original : Leonardo DiCaprio. Roméo + Juliette… ah… ça m’a cassé la gueule. Je pleurais la nuit devant son poster tellement j’étais triste de savoir que jamais je ne pourrais l’embrasser. C’était vraiment une souffrance viscérale. Bon, quand je le vois aujourd’hui, ça va mieux. Avec sa petite gueule de minet et ses cheveux un peu gras.

3 films trop méconnus que tu aimerais faire découvrir.
Nowhere de Gregg Araki. Je l’avais téléchargé à 16 ans, j’avais une insomnie, je n’étais pas bien, j’ai lancé ce truc-là, et ça m’a retourné la tête. Depuis, je l’ai vu une centaine de fois. Ensuite Ginger Snaps de John Fawcett, un film de loups-garous avec des femmes, une métaphore de la puberté. Et Jawbreaker, un film de Darren Stein avec Rose McGowan, qui fait partie de ces films culte des années 1990 que je remate sans m’essouffler. Avec trois meufs qui kidnappent leur meilleur ami pour son anniversaire, pour lui faire une blague, sauf que ça tourne mal. Le nom de mon blog perso, que je ne mets plus à jour, c’est une réplique de ce film : « I killed the teen dream. »

Tes 3 scènes sanglantes préférées au cinéma ?
Celle qui m’a le plus marquée, c’est la scène d’ouverture de Scream de Wes Craven, un de mes films préférés. Drew Barrymore se bat comme une démente pour s’en sortir, mais elle finit éventrée, pendue à un arbre. Ensuite, dans Hellraiser de Clive Barker, la résurrection de l’amant de la belle-mère de l’héroïne : le squelette sort du parquet, et au fur et à mesure il y a les ligaments, la chair et les muscles qui repoussent ; la scène est vraiment dégueulasse, dans le meilleur des dégueulasses qu’on puisse espérer quand on est fan de films d’horreur. Et ensuite, je dirais la scène d’ouverture de Blade de Stephen Norrington. Une vampire attire un humain dans une soirée. Il pense juste qu’il va pécho une bonne meuf, et il se retrouve entouré de vampires.


: « Lettres à l’ado que j’ai été »
sous la direction de Jack Parker
(Flammarion)