Après Martyrs (2008) et The Secret (2012), le réalisateur français Pascal Laugier signe un film d’horreur viscéral mettant en lumière une Mylène Farmer revenue de loin. Grand prix du dernier festival international du film fantastique de Gérardmer.


En 1987, dans le clip de « Sans contrefaçon », Mylène Farmer incarnait une poupée de ventriloque métamorphosée en femme par la grâce d’une sorcière. Trente ans plus tard, dans Ghostland, les poupées hantent toujours la star, qui avait déjà collaboré avec Pascal Laugier sur le clip de « City of Love » en 2015 et qui, surtout, avait disparu des écrans de cinéma depuis Giorgino (Laurent Boutonnat, 1994). Pour son come-back, l’icône joue une mère qui, à la suite du décès de sa tante, hérite d’une demeure qui est prise d’assaut par deux psychopathes qui transforment ses deux filles en poupées tuméfiées. Cet événement traumatique est vécu de façon différente par les deux sœurs : l’une (Crystal Reed), devenue une auteure renommée, s’est reconstruite ; l’autre (Anastasia Phillips), mue par des pulsions autodestructrices, a sombré dans la démence. Avec ce film d’horreur dérangeant dans lequel la monstruosité n’est pas exempte de beauté, Laugier montre la même chrysalide que Boutonnat dans son clip culte des années 1980 : celle d’une fille-poupée qui, pour devenir femme, doit s’affranchir des démons.


de Pascal Laugier
Mars Films (1 h 31)
Sortie le 14 mars