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Critique: Vita et Virginia

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En 1922, dans l’effervescence d’une fête mondaine, Virginia Woolf (Elizabeth Debicki), une autrice introvertie qui bouscule discrètement les codes de la littérature anglaise, croise Vita Sackville-West (Gemma Arterton), une aristocrate fêtarde qui écrit également et l’admire fiévreusement. Une passion amoureuse naît entre ces frondeuses, toutes deux mariées… Inspirée par la correspondance de ces femmes de lettres, la Britannique Chanya Button (Burn Burn Burn) signe un envoûtant biopic qui dépoussière le genre, épousant la modernité de ses héroïnes. Délaissant parfois le réalisme, Button amplifie les sentiments dans des séquences oniriques bleutées durant lesquelles la caméra nous plonge dans les profondeurs des plantes – qui nourrissent le film de métaphores symbolisant la passion. À l’aide d’une bande-son electro inquiétante, elle met en scène la fascinante désagrégation de cette histoire vouée à l’échec mais loin d’être vaine – elle donnera notamment lieu à l’écriture d’Orlando, l’un des plus célèbres romans de Virginia Woolf, paru en 1928. Une magnifique manière de réaffirmer l’aura intacte de ces femmes éternellement avant-gardistes.

Vita et Virginia de Chanya Button, Pyramide (1h50), sortie le 10 juillet
Image: Copyright Pyramide Distribution

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