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Critique: La Femme de mon frère

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Croisée dans Les Amours imaginaires et Laurence Anyways de Xavier Dolan, l’actrice québécoise Monia Chokri reprend le rythme soutenu et la cinglante ironie de ces deux films dans son premier long métrage. En suivant les pas de Sophia, une doctorante montréalaise au bout du rouleau interprétée avec fougue par Anne-Élisabeth Bossé, Chokri exacerbe l’oralité du cinéma de Dolan par la mise en scène de joutes verbales en forme de matchs de ping-pong passionnels dans lesquels la balle fuse d’un camp à l’autre sans que jamais aucun des joueurs ne s’avoue vaincu. C’est que les errements de Sophia finissent par déteindre sur son cercle familial – et plus particulièrement sur son frère, Karim, qui vient de trouver l’amour idéal en la personne d’Éloïse, la gynécologue de Sophia. Les caractères tempétueux de Sophia, Karim et de leurs parents vont aboutir à un joyeux capharnaüm burlesque teinté de mélancolie. Si le désespoir et les angoisses sont bien là, l’ivresse vivifiante qui s’en dégage est aussi indéniable.

—> A lire aussi: Notre interview de Monia Chokri et notre portrait de Anne-Elisabeth Bossé

La Femme de mon frère de Monia Chokri, Memento Films (1h57), sortie le 26 juin.

Image: Copyright Memento Films Distribution

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