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Critique: Hauts perchés

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Après l’embrasé Théo et Hugo dans le même bateau (2016), Olivier Ducastel et Jacques Martineau proposent un huis clos aux airs de Cluedo intimiste. Une femme et quatre hommes sont réunis dans un appartement par leur ex commun. Ils ne se connaissent pas et savent juste que celui-ci se cache dans une chambre attenante: au fil de la soirée, chacun ira se confronter à lui. En attendant, les convives démêlent les fils de leur relation houleuse avec cet homme; ils esquissent le portrait d’un séducteur manipulateur… La bonne idée des cinéastes est de ne pas nous dévoiler ce qui se déroule dans cette fameuse pièce: comme un point aveugle qui incarne l’incertitude propre à toute relation amoureuse, celle-ci concentre d’abord toute l’attention. Puis, progressivement, les langues se délient, et on ne porte plus grand intérêt au mystérieux personnage qui s’y trouve. D’abord construit comme une enquête, le récit dévie vers le pur plaisir de la conversation cathartique. À la fin, on constate, le sourire aux lèvres, que, s’il essaye encore de s’agiter vainement avec son piteux stratagème, cet ex relou s’est déjà dissipé dans notre souvenir.

Hauts perchés d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau, Épicentre Films (1h30), sortie le 21 août.
Image: Copyright Epicentre Films

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