Toutes sélections confondues, ces films nous font déjà rêver, en tout cas sur le papier.


PITCH PERFECT : une intrigue qui vend du rêve

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OKJA de Bong Joon-Ho (Compétition officielle)

Pendant dix ans, en Corée du Sud, la jeune Mija a pris soin d’Okja, un animal géant. Quand une multinationale enlève son monstrueux ami, Mija part à New York pour le sauver… On flaire la bonne influence de Hayao Miyazaki dans cette promesse d’épopée poético-engagée.

HOW TO TALK TO GIRLS AT PARTIES de John Cameron Mitchell (Hors compétition)

À Londres, dans les années 1970, un ado timide fan de punk emmène deux amies à une fête où elles rencontrent un groupe de femmes mystiques, qui sont en fait des aliens… On frétille à l’idée de retrouver l’esprit foutraque du réalisateur de Shortbus (2006).

WONDERSTRUCK de Todd Haynes (Compétition officielle)

Deux enfants sourds, l’un vivant en 1927, l’autre en 1977, s’échappent de New York. Ils sont tous deux connectés par un mystère en attente de résolution… Ça ressemble plus au synopsis d’un film de Spielberg que de Haynes, ce qui attise diablement notre curiosité.

DU LOURD : Réalisateur génial + acteurs immenses = chef d’oeuvre ?

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LES PROIES de Sofia Coppola (Compétition officielle)

Sofia Coppola, pour la première fois en compète, rassemble, dans un pensionnat pour jeunes filles du XIXe siècle, Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning et Colin Farrell. Après l’adaptation de Don Siegel en 1971, on a hâte de découvrir ce que la cinéaste tire du roman très psy et sexuel de Thomas Cullinan.

HAPPY END de Michael Haneke (Compétition officielle)

Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant et Mathieu Kassovitz chez Michael Haneke, dans un film qui promet de tendre un miroir cruel à l’Europe moderne en confrontant les tracas d’une famille bourgeoise du Nord à la misère d’un camp de migrants tout proche. Une troisième Palme d’or pour l’Autrichien ?

D’APRÈS UNE HISTOIRE VRAIE de Roman Polanski (Hors compétition)

Un jeu de manipulation entre Emmanuelle Seigner et Eva Green, doublé d’une réflexion sur la fiction et le réel, par le maître du huis clos : adapté d’un roman à succès de Delphine de Vigan, le nouveau film de Roman Polanski promet du frisson et des psychés déréglées. Tout ce qu’on aime.

L’AMOUR DU RISQUE (ou comment sortir de sa zone de confort)

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JEANNETTE. L’ENFANCE DE JEANNE D’ARC de Bruno Dumont (Quinzaine des réalisateurs)

Après nous avoir étonnés l’année dernière avec sa comédie Ma Loute, le plus si austère Bruno Dumont va encore nous surprendre avec ce trip musical sur l’icône historique française. La B.O. electro-rock est signée Igorrr, et les chorés, Philippe Decouflé. Ça s’annonce fou.

UN BEAU SOLEIL INTÉRIEUR de Claire Denis (Quinzaine des réalisateurs)

Autre projet aventureux, celui de Claire Denis, avec la participation notamment (mais surtout) de Juliette Binoche : une variation sur les Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes. La cinéaste a apparemment tiré une comédie de cet essai a priori inadaptable !

UNE VIE VIOLENTE de Thierry de Peretti (Quinzaine des réalisateurs)

Auteur d’un portrait subtil et violent de la jeunesse corse contemporaine dans Les Apaches (2013), Thierry de Peretti s’est lancé un défi périlleux : un film de gangsters ultra documenté sur l’histoire et les rouages de la mafia locale. On a hâte de voir ça.

TÊTES BRÛLÉES : on aime la radicalité de ces auteurs

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THE SQUARE de Ruben Östlund (Compétition officielle)

Le Suédois Östlund (Snow Therapy), l’un des cinéastes les plus enthousiasmants d’aujourd’hui, ne manque ni de lucidité ni de génie pour nous mettre sous le nez les monstruosités ordinaires de l’être humain. Il récidive avec l’histoire d’un directeur de musée (trop ?) ambitieux.

LES FILLES D’AVRIL de Michel Franco (Un Certain Regard)

Le cinéaste mexicain (Después de Lucía) n’a pas son pareil pour filmer, avec une même empathie, la grande bonté et la terrible cruauté de l’être humain, qui souvent cohabitent. Il observe ici la relation entre une femme et sa fille de 17 ans, sur le point de devenir mère.

MISE À MORT DU CERF SACRÉ DE Yórgos Lánthimos (COMPÉTITION OFFICIELLE)

Les univers clos et dérangeants du cinéaste grec (Canine) reflètent de terribles dérèglements intimes. Son nouveau film ne devrait pas déroger à la règle: un chirurgien prend sous son aile un ado qui s’immisce dangereusement dans sa famille. Claustros, s’abstenir.

COURTS DES GRANDS

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Dans le flot des projos à Cannes, les courts métrages passent souvent à la trappe. Cette année, à la Quinzaine des réalisateurs, on ne loupera pas Tijuana Tales du casse-cou Jean-Charles Hue (Mange tes morts). À la Semaine de la critique, on se précipitera pour visionner Les Îles du romantique Yann Gonzalez (Les Rencontres d’après minuit) et After School Knife Fight des très en vogue Caroline Poggi et Jonathan Vinel (Tant qu’il nous reste des fusils à pompe). Et en Sélection officielle, on jouera des coudes pour découvrir Come Swim de Kristen Stewart.