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Après le « Joker », Joaquin Phoenix dans le nouveau drame de Mike Mills (« 20th Century Women »)

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La vie post-Joker de l’acteur s’annonce glorieuse: l’acteur sera à l’affiche du prochain drame de Mike Mills dont A24 serait en train d’acquérir les droits.

Certains rôles apportent instantanément la gloire à leurs interprètes en les propulsant au rang d’icône -au point parfois de devenir des performances maudites dont les acteurs deviennent prisonniers. On pense à Anthony Perkins qui n’a jamais vraiment quitté la peau de Norman Bates ou à Rita Hayworth qui devenait avec Gilda de Charles Vidor un sex-symbol planétaire, une image qu’elle n’arrivera plus à fissurer. On avait un peu peur, après sa performance oscarisable en Joker torturé dans le drame de Todd Phillips, que Joaquin Phoenix soit à jamais enchaîné au sourire carnassier de ce méchant mythique.

—> A lire aussi: « Joker »: Ce que pensent les critiques du film de Todd Phillips

Mais l’acteur est d’une autre trempe. Alors que le film sortira le 9 octobre prochain en France, il prépare déjà sa vie post-Joker, et pas avec n’importe qui. D’après Deadline, l’acteur serait sur le point de conclure un accord avec A24, jeune société de production hollywoodienne qui a lancé les noms les plus prometteurs du ciné indépendant américain :Good Time des frères Safdie et A Ghost Story de David Lowery sont leurs jeunes poulains, mais ils ont aussi sorti Midsommar d’Ari Aster et le prochain The Lighthouse de Robert Eggers. Si le projet -un drame dont le titre est encore inconnu et dont le tournage commencera à l’automne- est si excitant, c’est aussi parce que Mike Mills sera chargé de la réalisation.

En deux films seulement, le cinéaste a imposé sa patte confidentielle en livrant deux récits introspectifs délicats: dans Beginners (2011), qui racontait le coming-out d’un père à son fils à l’âge de 75 ans, puis avec 20th Century Women, l’histoire d’un ado élevé par trois femmes fortes dans l’ Amérique de 1979 éprise de liberté sexuelle et culturelle. Un univers teen, des personnages à la recherche d’eux-mêmes: tout ça matche parfaitement avec la filmo de Joaquin Phoenix, grand spécialiste du ciné indé qui sonde finement la psychologie des personnages, comme il l’a montré chez Gus Van Sant (Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot), Spike Jonze (Her) ou encore Paul Thomas Anderson (The Master).

Image: Copyright Sony Pictures Classics

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