Dans le nouveau film de Cédric Kahn, il campe avec une intensité stupéfiante un junkie envoyé dans un établissement qui soigne l’addiction par la prière, rôle pour lequel il vient de recevoir le Prix d’interprétation masculine à Berlin.


Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, entre la scène où il se fait gifler par Hanna Schygulla et celle où il se casse la jambe dans la montagne, le tournage aura été une épreuve initiatique. « J’ai repoussé mes limites dans le jeu, mais je me suis aussi découvert en tant qu’homme », confie, avec une candeur non feinte, celui qui, à 20 ans, n’ose pas encore se qualifier d’acteur. Conscient que son visage enfantin constitue un atout (même si « c’est un truc qui me gêne dans la vraie vie, notamment avec les filles »), ce grand sportif né de parents ouvriers s’est jeté « à corps perdu » dans l’art dramatique. Adoubé par Adèle Haenel, sa partenaire dans Les Ogres en 2016, puis par Vincent Lindon, qui l’a pris sous son aile sur le tournage de Rodin, il rêve aujourd’hui d’incarner un boxeur, un taulard ou un héros de comédie à la OSS 117. Après l’avoir rencontré, on en est convaincu : sa foi (dans le cinéma) pourrait déplacer des montagnes.


: La Prière de Cédric Kahn
Le Pacte (1 h 47)
Sortie le 21 mars