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Cinéma Feu

À lire : TROISCOULEURS fait sa rentrée avec « Portrait de la jeune fille en feu » de Céline Sciamma

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Avec son quatrième long métrage, Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma se réinvente en peintre de cinéma et compose une époustouflante toile filmée sur la puissance du regard et du désir.

Céline Sciamma tourne pour la première fois son délicat faisceau lumineux vers le passé, en jouant plus que jamais avec la notion de révélation. Elle s’intéresse à une femme peintre – son alter ego ? – venue sur une petite île bretonne en 1770 faire le portrait d’une femme qui se refuse aux regards pour se protéger, et dont elle s’éprend au fur et à mesure que celle-ci se dévoile. La cinéaste compose de main de maître une toile inédite : celle d’un amour lesbien, dans un environnement féminin, lors d’un siècle des Lumières qui a pourtant peu ou mal éclairé les femmes. En interview, Sciamma nous a confié que la première phrase du film constituait son programme : « Prenez le temps de me regarder. » Avec plaisir, maintenant que l’œuvre existe enfin. 

Au sommaire également : Un portrait de Noémie Merlant, révélation intense de Portrait de la jeune fille en feu ; un autre d’Hafsia Herzi , qui passe pour la première fois derrière la caméra avec Tu mérites un amour ; John Waters, pape du trash, nous parle LSD et maturité ; Mati Diop nous parle du mystérieux Atlantique, Grand Prix à Cannes, Udo Kier revient sur sa longue carrière de Fassbinder à Kleber Mendonça Filho….