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3 questions à Kirill Mikhanovsky pour « Give Me Liberty »

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Dans son deuxième long métrage fougueux sur un jeune Américain bienveillant qui transporte en camionnette des personnes en situation de handicap, Kirill Mikhanovsky signe un film au rythme fou teinté d’absurde. Rencontre.

Le climat politique actuel aux États-Unis vous a-t-il poussé à défendre la diversité ?
Non, ce n’est pas un film politique, je n’ai pas voulu faire passer un message. Mon passé, mon histoire m’ont naturellement ouvert aux autres. Le van a simplement permis de créer une connexion singulière entre des gens isolés socialement. 

Le rythme du film est très particulier, l’atmosphère, pleine de tensions. À quoi est-ce dû ?
Aux difficultés qu’on a rencontrées pour financer le film, aux conditions de tournage, au fait aussi que les acteurs sont pour la plupart des non-professionnels. Tous ces obstacles ont façonné le rythme du film et nous ont obligés à être plus inventifs.

Pourquoi avoir choisi le noir et blanc pour la brillante et intense scène de manifestation ?
C’est un parti pris esthétique. Je voulais que la scène contienne moins d’informations, qu’elle soit plus viscérale, dépouillée. Malgré la manifestation, ça resserre l’attention sur les héros. C’est eux contre le reste du monde.

—> A lire aussi : Notre critique de Give Me Liberty

Give Me Liberty de Kirill Mikhanovsky, Wild Bunch (1h51), sortie le 24 juillet
Image : Copyright Wild Bunch Distribution

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